[Témoignage] : l’enfantement physiologique et naturel d’Amandine, à la maternité

Récit de naissance orgasmique, ou comment j’ai enfanter mon bébé en dansant.

Je sais que c’est difficile à croire mais OUI, j’ai eu une NAISSANCE ORGASMIQUE!

J’ai littéralement dansé mon bébé pour le faire naître !

Les gens autour de moi savent que je suis passionnée par la naissance et la grossesse, et depuis que j’ai découvert la naissance orgasmique, je me souhaitais réellement en vivre une!

Qui ne voudrait pas avoir des vagues de plaisir au lieu de vagues de douleur pendant l’accouchement ?

Mais l’accouchement est plein de surprises et on ne sait pas toujours comment ça va se passer…

J’avais prévu d’accoucher à la maison, pour le confort et l’intimité que ma propre maison procurerait, mais mon bébé voulait rester un peu plus longtemps. Je savais que je ne pourrais accoucher à la maison que si j’accouchais avant 41 semaines et 5 jours, après quoi ma sage-femme ne me soutiendrait plus pour accoucher à la maison. Je dois admettre que la dernière semaine d’attente n’a pas été facile pour moi, souhaitant tous les jours que ce soit le jour J !

J’étais triste à l’idée que je ne puisse pas accoucher à la maison… je le voulais tellement. J’ai donc parcouru 7 km, bu des litres de tisanes de sauge, fait l’amour… et enfin à 41 + 5 (le dernier jour possible pour accoucher à la maison!), J’ai eu les premières vagues! J’étais tellement heureuse de sentir enfin les vagues augmenter en intensité. À 22h00, je me suis dit qu’il serait bon que je me repose avant que la fête ne commence vraiment, alors j’ai tout préparé dans mon salon confortable ; beaucoup de bougies, des vieux draps, une protection en plastique, des seaux et je me suis couchée… Pour me réveiller le lendemain matin sans vagues du tout !!! Mon corps s’était reposé et tout s’était arrêté ! Je devais accepter que je n’aurais pas d’accouchement à la maison cette fois.

À 41 + 6, la maternité nous a appelés pour nous dire que nous devions surveiller la fréquence cardiaque du bébé. Mais je sais qu’en France ils déclenchent à 41 + 6 (en donnant de l’ocytocine de synthèse) et je ne voulais vraiment pas ça! (les naissances déclenchées sont connues pour être plus rapides mais plus douloureuses). Ma sage-femme avait déjà confirmé que je ne pouvais pas accoucher à la maison, alors nous nous sommes préparés et sommes allés à l’hôpital. Ils nous ont donné une belle chambre appelée Jade, avec une grande baignoire, un grand lit et de longs draps qui pendaient au plafond (Que j’allais beaucoup utiliser par la suite). Nous étions très contents car nous avions déjà vu cette chambre et c’était super confortable.

Même si je devais définitivement oublier ma naissance à la maison, j’étais de bonne humeur!

Nous avons croisé les doigts pour avoir Mélanie, la sage-femme que nous avions rencontrée auparavant car elle était vraiment sympa. Et notre souhait est devenu réalité ! Mélanie a vérifié le cœur de notre bébé, tout allait bien et elle nous a donné le choix : 1) être déclenchée 2) rentrer à la maison et revenir le lendemain ou 3) essayer un décollement des membranes. Nous avons décidé d’essayer le dernier. Cela impliquait que Mélanie passe son doigt dans le col et essaie de décoller la couche du dessus – c’est une sorte de déclenchement naturelle. Pour un tiers des cas, cela ne fait rien, un autre tiers peut provoquer des contractions mais pas de vrai travail, et le dernier tiers peut provoquer le travail.

Donc elle y va, et pendant que je respirais, Mélanie disait de belles choses comme « C’est OK, presque fini ». Elle pensait que c’était déjà un peu douloureux mais ce n’était pas le cas ! Une fois terminé, Mélanie nous a dit de prendre quelque chose de léger à manger (j’ai mangé un gros bagel de houmous, mais chut…), faire une promenade et revenir après 1 heure, pour voir comment ça se passe. Pendant cette heure, je savais déjà que nous resterions la nuit. Les vagues ont commencé… petites vagues faciles, qui se sont intensifiées mais pas du tout douloureuses. Nous sommes revenus vers la sage-femme et elle était sceptique quant à savoir si le travail avait commencé. « Tu souris trop», a-t-elle dit. Je lui ai dit que je savais que la naissance avait commencé et que je pouvais sourire et être en travail, je m’étais entraînée à l’hypnonaissance pour cela.

Elle était très sceptique a donc vérifié le col à nouveau et a accidentellement égratigné la poche des eaux, juste un peu. Elle a proposé de faire de l’acupuncture, une méthode « naturelle » pour aider le processus à entrer en travail. Elle a mis quelques épingles dans mes mains, mes pieds et mes jambes, à certains points d’énergie précis.

Puis nous sommes repartis nous balader dans la foret près de la maternité. Il était 18h00. Les vagues étaient plus intenses et duraient plus longtemps. Nous avons traversé un terrain de sport. Et la danse a commencé….

Afin de surfer sur les vagues et de les faire se sentir bien dans mon corps, j’ai commencé à danser une sorte de danse tribale-sexy J Dès que la vague arrivait, je bougeais mes hanches, me penchait en avant. Je cherchais le bon angle de mouvement pour surfer sur la vague et que celle-ci reste agréable.

Le sentiment était EXACTEMENT comme lors d’une relation sexuelle intense, lors de sensations intenses quand le partenaire touche le col. Vous savez lorsque nous sommes entre le plaisir et l’intensité, mais que c’est quand même bon … Les filles, vous voyez ce que je veux dire ?

Je ne réalisais pas encore ! C’était une sensation orgasmique ! Je devais bouger, gémir, et le plus important être libre d’être et de m’exprimer comme je l’entendais.

Nous avons marché vers un petit bois et j’ai commencé à attraper les arbres. À un moment donné, j’étais à quatre pattes et j’ai dit à Vlad que ce serait l’endroit idéal pour accoucher, mais j’avais donné ma parole à la sage-femme de ne pas accoucher à l’extérieur!

Nous sommes donc retournés dans notre salle de Jade à 19h00, j’ai préparé des bougies, de l’huile essentielle et Vlad a mis du Jack Johnson. La fête a commencé. Les vagues devenaient grandes et intenses, mon corps me mouvait, dansait, appréciait l’intensité. De temps en temps, j’embrassais passionnément mon mari et je retournais aux longs draps accrochés au plafond. Cela m’a aidé à m’accroupir, à me balancer. Je me rappelle avoir écarté la table pour regarder le coucher du soleil, pencher en avant sur le rebord de la fenêtre, à bouger les fesses de droite à gauche.

Pendant les vagues, mon secret était de bouger, de rentrer profondément en moi, de me concentrer, de suivre la sensation et de visualiser l’ouverture. Mais entre les vagues j’étais très lucide, je pouvais parler comme d’habitude, même plaisanter. L’intensité me faisait aller plus profondément en moi à chaque fois.

Je me sentais sensuelle, sexuelle, puissante et belle !

20h00, Ben Harper est en train de jouer maintenant, une nouvelle sage-femme est arrivée, très douce et gentille, appelée Anne-Sophie. Elle venait juste de temps en temps pour nous surveiller, la plupart du temps nous étions seuls. J’ai Dansé. Ne me souciant de personne, j’embrassais Vlad quand je ressentais le désir de le faire. Puis d’un coup j’ai demandé de la musique de méditation. Les vagues se succédaient maintenant avec très peu de temps entre chaque. La sage-femme a proposé de surveiller le cœur de bébé avec le monito, je lui ai dit ok, mais que je l’enlèverais sans scrupule s’il me gêne. Peu de temps après, la première vague de poussée m’a surprise et m’a littéralement poussé à quatre pattes sur le lit, déconnectant le moniteur.

À ce moment-là je me suis dit, ok le vrai truc commence ! Pour la naissance de ma première fille Alyssia, la phase de poussée a été la plus difficile et a duré peut-être 30 minutes. Sa tête montait et descendait comme un yoyo. Ils m’avaient mis sur le dos et me disaient de retenir mon souffle et de pousser. Ce n’était vraiment PAS agréable.

Cette fois, personne ne m’a dit quoi faire, j’ai juste ressenti le besoin de pousser. La sage-femme a vérifié mon col (j’étais toujours à 4 pattes) et j’étais ouverte à 10 cm. Elle m’a dit que si je voulais pousser, je le pouvais. Elle a quitté la pièce en me disant qu’ils devaient préparer des choses pour accueillir notre bébé. Nous n’étions pas encore dans la salle d’accouchement mais dans la salle de pré-travail. Pas le temps de bouger car le bébé arrivait maintenant !

Je me suis accroupis, j’ai posé ma main sur ma vulve et j’ai senti la tête de mon bébé recouverte de la peau de ma vulve ! quelle sensation !

Ici, j’ai remercié l’entraînement sportif de haute intensité que j’avais fait avant la grossesse. Cela me donnait le courage et l’endurance lors de  moments un peu plus ‘challenge’.

J’avais également une meilleure connaissance de mon périnée grâce à l’eBook « Prepare To Push » de Kim Vopno. Je sentais que je n’aurais besoin que de quelques vagues pour expulser mon bébé. J’étais à genoux, à moitié accroupie, tenant le cou de Vlad. À ce moment là, je ne ressentais plus les vagues orgasmiques comme auparavant (mais bon, j’étais déjà sur une vague de plaisir depuis 3 heures!). Au lieu de cela, un besoin fort et physiologique de pousser, un étirement intense de ma Yoni et une sensation de brûlure. J’ai vocalisé fort (bouche ouverte = yoni ouvert) et la tête est sortie. Une pause de quelques secondes attendant la prochaine vague et le corps du bébé s’ensuivit. Ça m’a pris 3 vagues! 20h55 le jour de l’équinoxe, une heure avant que le soleil passe en Balance, Ilya est né!

Nous avons été stupéfaits de la rapidité avec laquelle cela est allé!

Amandine  @amma.soul

www.ammasoul.com

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