[Témoignage]: l’accouchement à la maison de Loéva

La veille de mon accouchement, nous avions passé une super journée, nous étions allés à la piscine, et le soir manger des pizzas sur les bords de Seine. Johnna notre fille de 22 mois, était heureuse, nous aussi. On parlait projets d’avenir profitant juste de ce temps ensemble. Nous sommes rentrés, Johnna était épuisée, je l’ai couchée. Nous avons ensuite ensuite pu profiter d’un temps d’amoureux, nous nous sommes aimés très fort.


Toute la nuit je sentais des choses étranges, quelques douleurs de règles, quelques contractions non douloureuses, je savais que ça allait arriver, j’avais un pressentiment. A 6 h avant que Léo ne parte au travail j’aurais voulu lui dire de rester, de ne pas partir 24 heures loin de nous, mais rien n’était sûr encore. Alors il est parti. Vers 8 heures des contractions douloureuses sont apparues, mais ça faisait 2 semaines que j’en avais tous les jours, alors je me suis levée avec Johnna, on a déjeuné, j’ai commencé à ranger un peu. Et puis voilà, je le savais, ça allait être aujourd’hui. Les contractions ne passaient pas, elle étaient là toute les 5 minutes à peu près. Quand une arrivait je m’arrêtais, me balançais de droite à gauche, puis je reprenais ce que je faisais. Vers 9h15 j’ai envoyé un message à mon amie Priscilla pour lui dire qu’elle pouvait venir chercher Johnna quand elle voulait car c’était pour aujourd’hui. L. (sage femme) m’ a dit qu’elle serait là pour 11 h. Léo a réussi à se faire remplacer, et pareil, il arriverait à 11 h. Gérer Johnna et les contractions devenait des fois difficiles, car elle voulait téter. Dès que l’une d’elle arrivait, je m’asseyais sur le ballon en ouvrant bien les hanches et je respirais et me balançais, je faisais un signe de la main à Johnna qui attendait que ça passe. Je l’ai finalement mise devant un DVD des Barbes à papa, je me concentrais pour faire son sac, et continuer de ranger un peu. J’étais très sereine, je me sentais vraiment bien, je n’avais pas vraiment mal, je me concentrais juste sur ma respiration, pour être vraiment présente, me détendre, et laisser mon corps accepter chaque vague. A 11 h Léo est arrivé, L. Aussi. Elle a vérifié le cœur du bébé. Priscilla est arrivé avec Rose. Je prends le temps de faire un petit bisous à Johnna et Léo les a accompagnées à la voiture. L. a regardé mon col, je stressais un peu car je n’étais même pas sûre que j’accouchais, j’avais peur que ça soit une fausse alerte. Et là grande surprise, j’étais dilatée à 8 ! Elle m’a dit : « Bon et bien ça serait bien que Léo remonte !« . Je l’ai appelé pour lui annoncer. A ce moment là à chaque vague je me mettais à quatre pattes ( L. me l’a conseillée) , n’importe où, car je me déplaçais dans la maison pour chercher des serviettes. Léo est remonté et a commencé à gonfler la piscine, moi je continuais de prendre mes granules d’homéopathie. J’ai été prendre une douche, et en sortant je me cherchais une culotte propre et je n’en trouvais pas. Je me rappelle que ça m’avait bien énervée (oui, dilatée à 8 j’avais encore des préoccupations très sérieuses 🤔). On a finalement pris la décision de ne pas monter la piscine pour que Léo puisse être vraiment présent avec moi. Je continuais à respirer très profondément, et dès que la contraction était passée, je me levais et disais : c’est fini, très tranquille
Les contractions continuaient à s’intensifier. J’ai commencé à me suspendre à chacune d’elles, ouvrant bien mon bassin. Elles faisaient de plus en plus mal, dès qu’elle passait, je m’asseyais et respirais profondément. Je commençais à rentrer dans une phase de détende profonde entre chaque vague. Je n’entendais plus de ce qu’il se passait autour, je m’asseyais sur un siège d’accouchement placé juste derrière l’écharpe pour me suspendre. Je me concentrais sur le moment de calme que j’avais, fermant les yeux et respirant calmement. Je me rappelle m’être levée et avoir dit à L. que je me sentais complètement shootée grâce aux ocytocines, elle m’a dit que la respiration profonde jouait beaucoup.
À un moment j’en ai eu marre de la suspension et j’ai voulu revenir à quatre pattes, avec la tête sur le ballon pour être bien à l’aise. Léo à commencé à me masser lors des vagues. Vers 12h30 L. a vérifié mon col, j’étais à dilatation complète. Je changeais de phase. Je venais de passer 4 h à gérer des contractions douloureuses, mais avec un rythme qui me convenait. A présent, j’entrais dans la phase la plus dure de l’enfantement pour moi: la descente du bébé. Maintenant chaque vague était tellement puissante que je commençais à lâcher des sons à chacune d’elle, me jetant à quatre pattes sur le ballon. Léo me massait le bas du dos. Je buvais beaucoup, j’étais vraiment assoiffée. Entre chaque vagues, je me sentais vraiment shootée encore une fois, je voulais me reposer. J’ai essayé deux fois de m’allonger contre Léo, j’étais si bien, mais les contractions arrivaient tellement vite que c’était trop éprouvant d’arriver à me remettre sur le ballon à temps. Je me suis alors appuyée sur lui en restant assise sur les genoux, j’avais besoin de courage.
Je disais souvent à L. que j’avais trop mal, que j’étais fatiguée, elle me disait qu’elle savait que ça allait bientôt être fini, elle était géniale. Je n’ai jamais perdu courage durant cette phase, jamais perdu pied. J’étais simplement secouée par toutes ces vagues de douleurs vives qui me rapprochait de mon bébé. J’ai vomi une fois durant cette période, dû à l’intensité des contractions.
L. m’avait proposé lors de notre dernier rendez-vous d’acheter un bon champagne pour cette phase finale, afin que je boive deux ou trois gorgées pour me redonner du courage. Je me rappellerai toute ma vie de ce moment hors du temps, où nous étions avec notre coupe de champagne entre deux vagues qui me mettaient dans un état second. Cette phase a duré une heure, une heure où le soutien de Léo et de L. a été primordial. Ils me donnaient de l’amour, et m’aidaient à me concentrer sur les vagues, à toujours les accepter, à toujours m’ouvrir plus pour que le bébé descende. Il fallait que cette poche des eaux se rompe pour que le bébé descende plus vite, il fallait continuer.

Vers 13h50, L. me propose d’aller prendre une douche, j’étais complètement perdue, est ce que j’en avais envie ? J’ai finalement jugé que l’eau chaude me soulagerait. A défaut d’avoir fait usage de la piscine, j’allais utiliser la baignoire. J’ai dit à Léo de venir avec moi dans la salle de bain et j’ai commencé à allumer l’eau. Une contraction est tout de suite arrivée, et pour la première fois j’ai paniqué. Debout contre Léo je ne savais pas quoi faire. Puis d’un coup, j’ai dit à haute voix : stop, il faut que je me détende. Léo me le répétait aussi. L. est arrivée, et m’a dit de me mettre à quatre pattes. Elle a mis une serviette devant ma tête pour que je puisse la poser dessus, puis a mis de l’eau brûlante sur mes reins, a vérifié où était le bébé et m’a demandé si j’avais envie de pousser, et effectivement la phase de poussées commençait. Je me sentais mieux, même si les sensations étaient intenses. J’ai trouvé ce moment moins éprouvant. À chaque contraction mon corps poussait et la poche des eaux a éclaté. L. a dit: il est 14 h. A 14h10 le bébé sera né. Elle m’a demandé si je voulais rester là pour faire sortir le bébé, et en 2 secondes j’ai réussi à avoir un raisonnement et à me dire que je voulais sortir pour être au calme pour l’expulsion du placenta. J’avais lu que le fait de rester tranquille après l’expulsion du bébé favorisait une délivrance du placenta normale, que ça pouvait être le fait de changer d’endroit ou de position qui pouvait favoriser un stress et une délivrance moins optimale. On s’est donc vite dirigés vers le canapé. Je me suis remise à quatre pattes avec ma tête posée sur le ballon. L. me disait de pousser à chaque contractions, pour m’aider elle m’a dit d’attraper les avant-bras de Léo et de tirer dessus. Je tirais et j’abaissais mes fesses vers le bas, ça me faisait presque une position accroupie. Je poussais des cris de vache ou de mouton je dirais, ça devait être assez étrange. J’arrêtais pas de dire : je vais y arriver, je suis forte. Et L. me disait : tu es en train d’y arriver ! Je criais : Aller bébé sort maintenant ! Dépêche toi ! Et L. qui disait : allez bébé écoute ta maman. Léo m’encourageait en me disant que j’allais y arriver, que j’étais forte, qu’il m’aimait, il collait sa tête contre moi. Je m’attendais à une douleur horrible pour le moment de la sortie de la tête, de déchirement, et bien non. Oui, j’ai senti que ça brûlait un peu, mais c’est tout. Je pense que ma préparation du périnée était vraiment complète. La tête est donc sortie, puis à la prochaine contraction, tout le reste du corps. Il était 14h08. L. m’a dit de venir l’attraper. Instantanément, je tombais amoureuse de ce bébé. Je n’arrêtais pas de dire qu’il était beau en pleurant. On pleurait tous les deux avec Léo, tellement heureux d’avoir réussi à mettre au monde ce merveilleux petit être de manière naturelle, chez nous. Je l’ai mis en peau à peau avec une serviette. Quand le cordon a cessé de battre Léo l’a coupé et L. a fait sortir le placenta. J’ai laissé Amance trouver le sein à son rythme.
L. est resté 2 h après la naissance. On l’a pesé, et je m’attendais avoir un bébé de 3,2 kg. Non, il faisait 4 kg. L. m’a dit que s’il avait été plus petit, j’aurai accouché en 2 h! L. a ensuite vérifié qu’il respirait bien et c’est tout. Pendant les 2 h, on discutait. Elle vérifiait que les écoulements de sangs que j’avais étaient normaux. C’était vraiment un chouette moment. Puis, quand elle est partie je suis allée me doucher. Léo a enlevé les draps et alèses pour me refaire un lit propre dans le salon. Nous sommes restés allongés comme cela jusqu’au soir, nous mettant d’accord sur le prénom, jusqu’à l’arrivée de Johnna.

Loéva (Mamanoosaure sur instagram)

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