[Témoignage] : l’accouchement physiologique de Marie en salle nature de maternité

Notre petite Bianca est arrivée le 6 novembre dernier, à 37 SA tout pile et cela fait deux semaines que nous sommes rentrés tous ensemble à la maison. L’occasion pour moi de revenir sur mon accouchement, que j’ai vécu comme je le souhaitais,  sans péridurale. 

Pourquoi ce choix ?

C’est une question qui revient souvent, accompagnée d’un : es tu folle / maso / inconsciente ??? Aimes tu souffrir ???

J’avais déjà ce désir pour mon premier accouchement et je m’étais bien préparée dans ce sens, mais après 24h de travail très douloureux et inefficace ( col péniblement ouvert à à peine 3 cm… ) j’avais demandé la péridurale. Et ce fut l’une des meilleures idées de ma vie  puisque mon fils est né 4h plus tard, dans le calme, l’intimité et la douceur. J’ai adoré cette première naissance, qui malgré mes craintes liées à la médicalisation, m’avait laissée sur un petit nuage, un bébé en excellente santé et un périnée intact.

Mais je savais que je retenterais l’aventure pour mon second accouchement.

Pourquoi donc cette envie ?

Tout d’abord, la douleur me faisait tout simplement moins peur que les conséquences possibles d’une surmédicalisation. La question ne se posait même pas, je préférais avoir mal plutôt que de rester immobilisée des heures, sans pouvoir aller aux toilettes, être “branchée” en permanence, examinée, ne pas être capable de pousser et risquer une césarienne, une déchirure, une épisiotomie, les forceps, la ventouse… et surtout risquer ce sentiment de ne pas avoir moi même mis mon enfant au monde et d’être passée à côté de mon accouchement. Cette peur était moins présente pour mon deuxième accouchement puisque j’avais vécu une première expérience de naissance très épanouissante malgré la péridurale.

Ce qui m’emmène à la deuxième raison de ce choix : la volonté de vivre pleinement dans toute son intensité et dans toutes ses dimensions ( initiatique, spirituelle… ) cette expérience unique. Et cela était pour moi incompatible avec n’importe quelle anesthésie. S’ajoutent à cela la curiosité de vivre ce qu’ont vécu ma mère, mes grands mères, et toutes les femmes à travers le monde et les âges, ainsi qu’une certaine notion de dépassement de soi ( certains courent des marathons ou gravissent des sommets, moi j’ai accouché sans péridurale  ).

Petit récit de mon accouchement

Mon accouchement n’a pas été 100% naturel, j’ai accouché en maternité, j’ai eu droit aux prises de sang, à la pose d’un cathéter, à 3 ou 4 épisodes de monitoring, j’ai même pris quelques doliprane et on m’a injecté de l’ocytocine de synthèse au moment de l’expulsion pour favoriser la délivrance.

Comme pour mon premier, le pré-travail a été long et je suis arrivée un peu tôt à la maternité. Mais j’ai un peu de mal avec l’idée de me déplacer, changer de lieu une fois le travail réellement entamé, je ressentais le besoin de me poser et m’installer avant que les choses sérieuses ne commencent.

Arrivée donc à la mat vers 13h30, après toute une nuit de contractions plutôt régulières et douloureuses, pour un accouchement à 6h25 le lendemain ! Sébastien ( le papa ) n’a pas l’air convaincu, on est le 5 novembre et l’accouchement est prévu pour le 4 décembre. Pragmatique le gars, pour lui on a largement le temps ! On nous installe en salle nature, puis en chambre un peu plus tard, car le travail n’avance pas. L’équipe soupçonne un faux travail, moi je sais que c’est pour cette nuit. Un peu de marche, de ballon, quelques minutes de sommeil même, entre deux contractions, puis quand la douleur s’intensifie nettement, de longues minutes pliée en deux sous la douche. Nous sommes tranquilles en amoureux dans la chambre, mais sentant que les choses s’accélèrent j’appelle le maïeuticien de garde pour savoir où j’en suis. Il est 4h du matin, col ouvert à 5 cm, on me réinstalle en salle nature. La SF me propose un bain dans la super baignoire ( que j’avais pu tester pour mon premier mais moins apprécié tellement la douleur était difficilement gérable ). Le temps de la remplir et je m’y glisse avec délectation ! Imagine toi le kiffe de rentrer dans un bon bain chaud, multiplié par 1000. Rien que pour ce moment là ça vaut le coup de supporter des heures de contractions, si si je t’assure !

Bref, je m’y suis sentie tellement bien que j’y suis restée pas mal de temps. On ne va pas se mentir, les dernières contractions tu les sens bien passer, mais l’eau chaude et la diminution de la pesanteur m’ont vraiment aidée à gérer la fin de la dilatation, et l’alternance contraction/repos désormais bien rythmée. À moins que ce ne soit la super playlist choisie par mon amoureux…. Baignoire géante, lumière tamisée et “Starless”, hey, j’aurais presque envie d’y RE être !

Le moment est si calme que Seb tente un : ” ça te dérange si je vais me reposer un peu ? genre dormir quoi ? ” ( Le gars croit toujours que je vais accoucher en décembre apparemment… )

” euh oui, je pense que c’est pour bientôt tu ne voudrais quand même pas louper la fin mon chéri  ”

La SF vient me poser le monitoring, il n’est pas loin de 6h du matin. Je sens la tête appuyer vers le bas pendant chaque contraction, je me laisse aller à accompagner cette sensation malgré la douleur qui devient vraiment très forte. Ça doit d’ailleurs commencer à se voir car Sébastien vient me masser le dos ( ” ah merde elle va peut-être accoucher aujourd’hui en fait !” ). Mais la SF revient après 2 contractions car elle perd le bébé à chaque fois que je bouge. On décide que je sorte de l’eau et retourne en salle nature pour finir le monitoring. Ce fut une bonne idée, car à peine arrivée je me pose sur la banquette, m’apprête à accueillir une nouvelle contraction qui s’accompagne cette fois , et celle là on peut pas la louper, de l’envie de pousser. Et 2 ou 3 contractions plus tard, notre fille est là <3, il est 6h25.

L’expulsion en question.

J’avais beaucoup lu et entendu à propos de la poussée et l’expulsion. Comment bien pousser ? Comment respirer ? Quand pousser ? En bonne élève j’avais étudié la question, j’avais visualisé ce moment, m’imaginant calme et en contrôle comme pour mon premier accouchement…  AHAHAHAHA !!  Pour ma part tout cela a été parfaitement INUTILE !

Voilà comment j’ai vécu la chose : dès la première sensation  de poussée ( je ne peux même pas appeler cela une “envie” car mon corps ne m’a pas laissé le choix ) j’ai complètement basculé dans le ressenti, écoutant à peine la SF, n’ayant plus aucun souvenir visuel de ce moment, je m’en rappelle juste la puissance, le “c’est moi qui rugit comme ça… ?” et la satisfaction de n’avoir eu besoin d’aucune aide pour faire sortir mon bébé.

Je dirais que l’expulsion est le moment le plus intense et douloureux mais pas le plus difficile, car il est rapide et l’on est vraiment sur un autre plan, dans l’instinct, voir l’animalité . ( Sébastien m’a même comparée à un SUPER SAIYAN, j’ai vraiment dû lui vendre du rêve ce matin là… )

L’après s’est également très bien passé, zéro déchirure, délivrance rapide, mon bébé contre moi tout de suite et longtemps , allaitement très vite, et la SF et la puéricultrice nous laissent seuls très rapidement avec notre petite chérie, merveilleuse, forcément  . Je me suis remise encore plus vite que pour mon premier accouchement, pas de douleurs, moins de fatigue, le pied ! J’ai adoré mon accouchement et les jours qui ont suivi et je suis très heureuse d’être allée au bout de mon projet de naissance naturelle.

Marie. 

Venez découvrir son blog passionnant Objectif Famille Heureuse.

Lorène.

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