Choisir son accouchement : quatre alternatives à la médicalisation

Lors d’une grossesse normale, toute femme doit savoir qu’elle a le CHOIX quant à la manière dont elle veut accoucher.

En réalité, peu de femmes savent qu’elles ont ce choix. La majorité se laisse souvent emporter dans le tourbillon médical, baladée de professionnel en professionnel, médicalisant même leur grossesse par de multiples interventions inutiles, voire parfois néfastes : ultra surveillance du poids, interdits divers, culpabilisation, multiples échographies, touchers vaginaux, test du diabète gestationnel (utile quand il y a des facteurs de risque uniquement), etc.

On dépossède clairement la femme de ses ressentis, on la coupe de son savoir inné et instinctif. On l’instrumentalise en la rendant passive dès la grossesse.  Ainsi, à peine la grossesse déclarée, la femme devient l‘objet du tout médical. La physiologie est déjà malmenée, voire inexistante. De plus, rares sont les professionnels qui vous parleront de toutes les alternatives à l’accouchement médicalisé. La voie médicale est donc le « choix » par défaut, l’évidence, on ne se pose souvent même pas la question de faire autrement (surtout pour un premier bébé).

Comment alors lâcher prise pour son accouchement lorsqu’enceinte la femme a dû subir de multiples examens, surveillances, contrôles, conseils et injonctions stressantes et oppressantes…? Comment se sentir prête pour donner la vie naturellement, lorsqu’on a baigné dans l’obsession du risque zéro, la phobie de la pathologie, et donc l’hypercontrôle médical ? Comment penser que d’autres voies que le tout médical sont possibles lorsqu’on y est déjà embrigadée comme l’unique possibilité durant toute sa grossesse ? Comment une femme peut parvenir à se sentir confiante et capable d’accoucher quand elle baigne dans toutes ces peurs transmises par la société, par les autres femmes, et par  le corps médical ?

Je pense fortement que pour accoucher physiologiquement et naturellement, il faut que les besoins d’une femme depuis sa grossesse aient été respectés : respect de son intimité, respect de son corps, avoir confiance en elle, confiance en son bébé, confiance en la nature, l’entourer de pensées positives, de beaucoup de dialogues,… Bref la laisser tranquille, dans sa bulle, connectée à son bébé, à ses sensations. Cette fameuse bulle que parviennent à vivre beaucoup de femmes qui accouchent physiologiquement. Cette bulle qui grandit, grandit au cours de la grossesse, jusqu’à devenir si importante le jour de l’accouchement, lorsque les conditions et l’environnement le permettent. Cette bulle, cet « ailleurs » où se trouve la femme respectée qui s’apprête à donner la vie est pour moi la clé d’un accouchement physiologique. Elle la protège, elle permet à la femme d’être à la fois pleinement présente à elle-même et à son bébé, mais à la fois très loin. Cette bulle rend la femme animale, elle la shoote (endorphines à foison), lui permet de vivre la naissance dans la sérénité, sans souffrance (ce qui ne signifie pas sans douleur).

Ainsi, pour que la physiologie soit pleinement respectée depuis le début de votre grossesse, je vous recommande vivement d’opter pour un suivi avec une sage-femme en libéral. Elles connaissent tellement bien leur métier, ce sont de vraies spécialistes de la grossesse normale et de la physiologie. Au moindre doute, elle vous redirigera vers un médecin. Je vous donne ici d’autres conseils pour votre grossesse en vue d’un accouchement physiologique.

Ainsi, il existe différentes alternatives pour accoucher de manière physiologique et respectée. Le contexte de l’accouchement joue totalement sur son déroulement. Accoucher dans un environnement propice à la physiologie facilitera grandement le travail et votre vécu de la douleur. Accoucher dans un environnement totalement médical lors d’une grossesse normale, peut venir casser cette bulle par toutes les interventions, les dérangements que vit la femme. La diffusion d’ocytocine, hormones de l’accouchement, se fait moins forte, l’adrénaline, hormone du stress opposée de l’accouchement, peut alors venir la remplacer. La douleur se fait alors beaucoup plus vive, le travail ralenti et donc on sur-médicalise la femme (ocytocine de synthèse, forceps, épisiotomie, césarienne, …) puisque la physiologie n’est plus là pour assurer une naissance naturelle et « aisée ».

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Vous avez donc le choix :

1. L’accouchement en salle nature de maternité

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De plus en plus de maternités proposent des pôles physiologiques appelés « salles natures ». Ces lieux sont conçus pour les parents souhaitant un accouchement plus naturel et physiologique.  On y trouve souvent tout le matériel nécessaire comme une baignoire, un tabouret, un ballon, de quoi se suspendre, etc.  En général (pas toujours), les femmes sont libres de leurs mouvements et peuvent choisir la position de leur choix pour l’expulsion dans cet espace. Par contre, il est important de préciser que toutes les maternités n’acceptent pas que la femme aille jusqu’à l’expulsion dans les salles natures. Certaines sont faites juste pour le travail, puis lorsque la dilatation est bien avancée, elles sont transférées en salle de naissance. Il est très important de se renseigner sur ce point car je trouve cette pratique totalement dommage, voire néfaste. Elle vient casser toute la physiologie (et donc la bulle), elle est à l’opposé des besoins d’une femme qui accouche : qu’on la laisse tranquille dans sa bulle sans dérangement. Avec ce protocole hospitalier, on vient complètement changer l’environnement de la femme en plein travail, ce qui peut abaisser la sécrétion d’ocytocine responsable de l’avancé du travail, mais aussi celle des endorphines, antidouleur et euphorisant indispensable !

Ainsi, il est important de se renseigner sur tous les protocoles d’une maternité, toutes ses pratiques, ses taux d’interventions médicales, etc. car certaines ont beau avoir une salle nature, elles ne sont pas forcément pro-physiologie pour autant. Il sera alors important de rédiger un projet de naissance pour mettre toutes les chances de votre côté pour vivre un accouchement respectueux qui répond à vos attentes. Pour en savoir plus sur le projet de naissance, je vous invite à lire cet article. Je vous propose ici mon propre projet de naissance.

2. L’accouchement en plateau technique

L’accouchement en plateau technique (PT) est encore très peu connu puisqu’ils sont encore assez rares en France. C’est une formule à mi chemin entre l’accouchement classique à la maternité et la naissance « comme à la maison ». Lors de l’accouchement en PT, la femme peut accoucher avec sa sage-femme l’ayant suivie en libéral. Pour cela, il faut choisir une sage-femme ayant un accord avec la maternité proposant le PT. Pas toutes les sage-femmes ont cet accord, et donc pas toutes ont accès au PT. Ainsi, la sage-femme ayant suivi la femme durant toute sa grossesse l’accompagne le jour J. Cela peut -être d’abord à la maison, puis elles rejoignent ensemble le PT pour finir l’accouchement. Il est aussi possible de se rejoindre directement à la maternité lorsque le travail est enclenché.

Le PT fût notre premier choix. Nous nous étions même inscrit, mais durant mon 3e trimestre de grossesse, j’ai finalement décidé de réaliser mon accouchement à la maison pour diverses raisons que j’énumère ici. Nous avions initialement prévu de faire la majeure partie du travail à la maison avec ma sage-femme (jusqu’à dilatation 8) pour pleinement respecter la physiologie, puis ensuite rejoindre ensemble le PT pour l’expulsion. Avec le temps, j’ai trouvé cette décision de plus en plus insensée : si tout c’était bien passé jusqu’à dilatation 8, pourquoi casser le travail et la physiologie en allant à la maternité ? Pourquoi ne pas rester à la maison jusqu’au bout ? C’est alors devenu une évidence pour nous d’accoucher à la maison.

Accoucher en PT est quand même selon moi une formidable alternative. Les PT peuvent en plus être des salles natures propices à l’accouchement physiologique « comme à la maison ». En plus de cela, ce contexte d’accouchement permet d’être accompagnée par une personne connue et familière que nous avons choisie et avec qui nous avons tissé un vrai lien de confiance : notre sage-femme en libéral. Cet élément est un facteur clé pour pleinement respecter les besoins d’intimité, de connu, de confiance de la femme qui accouche. Lorsque ces besoins de base sont respectés, la physiologie peut alors pleinement faire son travail, sans interruption aucune. Tout stress, toute interruption un peu trop brutale, toute perturbation fréquentes lors d’un accouchement à l’hôpital viennent malheureusement faire rupture avec la physiologie. Cela bloque la sécrétion naturelle d’ocytocine, et vient la remplacer par de l’adrénaline, hormone opposé de l’accouchement qui bloque alors le travail.

Ainsi, l’environnement le plus propice à un accouchement physiologique est un lieu calme, sécurisant, un cocon, un chez soi, et tout cela en présence d’un minimum de personnes connues (notre sage-femme et notre homme par exemple). Le PT permet d’accéder à tout cela.  Vous souhaitez un accouchement naturel et physiologique, mais ne voulez pas pour autant accoucher à la maison ? Et bien le PT est un bon compromis entre les deux. Enfin, dans le cas où il y aurait une problématique lors de l’accouchement, la sage-femme passe alors la main au médecin qui prend alors la responsabilité de l’accouchement. Si l’accouchement s’est bien passé, la famille est libre de rentrer chez elle quelques heures après la naissance (cela dépend quand même des maternités), ou de rester.  Le suivi post-partum est alors assuré par la sage-femme, à la maison.

3. L’accouchement en maison de naissance

Image result for accouchement maison de naissanceLes maisons de naissance sont une alternative extra à l’accouchement médicalisé. Elles se développent de plus en plus, mais restent quand même assez rares. Elles sont aussi un compromis idéal entre l’accouchement à la maison et la structure hospitalière.

En maison de naissance, le couple se trouve réellement dans un environnement « comme à la maison », le PT, lui,  restant un contexte hospitalier. De plus, tout le matériel médical est présent mais n’est sorti qu’en cas de nécessité. Les salles de naissances sont vraiment faites pour que la femmes se sentent comme chez elle : intime, cocooning, avec un grand lit, une baignoire, des suspensions, des ballons, etc. La péridurale n’est pas au programme, mais les sages-femmes proposent des alternatives douces de gestion de la douleur (massages, acupuncture, encouragement, soutien …). L’accouchement est totalement respecté que ça soit pendant le travail, lors de l’expulsion, puis à la naissance. Le contexte est doux, serein, en silence. Le couple se trouve vraiment dans l’intime, comme à la maison. A la naissance, c’est uniquement les soins strictement nécessaires qui sont pratiqués sur le bébé et sa maman. La mère et son bébé peuvent ne rester que 24 h sur place, puis rentrer chez eux. S’il y a des complications pendant l’accouchement (rarissimes vu la sélection faite par les sage-femmes, et le respect total de la physiologie), la mère peut être rapidement transférée à l’hôpital.

D’après un de mes livres préférés, Attendre bébé autrement, une étude américaine a montré que la maison de naissance est beaucoup plus sécuritaire que l’hôpital pour les femmes ayant une grossesse normale. Ainsi, plus la femme se trouve dans un environnement « comme à la maison », et donc un cocon, un chez soi familier, plus la physiologie est respectée et donc plus l’accouchement est sécuritaire et a des chances de se dérouler normalement.

4. L’accouchement à domicile (AAD)

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Accoucher à domicile est un mode de naissance totalement légale en France, mais encore très peu répandu. Cela concerne moins d‘1% des naissances, soit 2000 à 4000 naissances chaque année. Moins d’une centaine de sage-femmes pratiquent l’AAD en France, et ce nombre se réduit d’années en années à cause du géant médical qui imposent de contrôler toutes les naissances. Aux yeux du médical français, l’AAD est vu- à tord– comme un choix dangereux, irresponsable, et inconscient. Or, cela est totalement faux. La France est l’un des rares pays où  l’AAD et si mal perçu et aussi peu développé. En Grande-Bretagne, 2,6% des naissances ont lieu à la maison (jusqu’à 10% dans le sud du pays). Aux Pays-Bas, un tiers des mères accouchent chez elle. En Allemagne, en Suisse et en Belgique, l’AAD est perçu beaucoup plus positivement. Au Japon, ils sont également très fréquents.

Ainsi, en France l’acte d’accoucher est vu comme dangereux, pouvant devenir pathologique à tout moment, et nécessitant un cadre médical stricte pour ne prendre aucun risque. Dans notre système, le mot d’ordre est sécurité. La majorité des futurs parents sont alors « conditionnés » par ce discours médical omniprésent et omnipotent. L’idée que l’hôpital détient la vérité et la sécurité ultime est ancrée fortement dans les esprits. Les femmes ont alors oublié leurs capacités à donner la vie, leur savoir-faire inné et s’en remettent entièrement au médical.

Les couples qui optent pour l’AAD sont alors très informés et soucieux de vivre pleinement cette expérience unique dans le respect de la physiologie. Accoucher chez soi est en réalité une pratique sûre. Cela n’a rien à voir avec les naissances de l’époque où manquaient hygiène et technologie. L’AAD est en réalité au moins aussi sûr que l’accouchement à la maternité. Il concerne uniquement les femmes à faible risque de pathologies. Les sage-femmes choisissent minutieusement les couples qu’elles accompagnent pour un AAD. Lors d’un AAD, le taux d’interventions médicales nécessaires (déclenchement, perfusion, extraction instrumentale, césarienne, etc.) est minime par rapport à l’hôpital. De plus, aucune mort n’est recensée lors d’AAD (alors qu’en France nous avons un des taux de mortalités périnatales les plus élevés d’Europe), et les impacts négatifs de l’accouchement sont beaucoup plus rares quand on accouche chez soi : 25% de lésions du périnée en moins, 3 fois moins d’épisiotomies qu’à la maternité, baisse du risque d’hémorragies. 96% des femmes ayant accouché chez elle se disent pleinement satisfaites de leur accouchement et 100% prêtes à renouveler l’expérience. Qu’en est il de ces chiffres lors d’accouchement à l’hôpital ? Hum…vous devinez.

Pourquoi ces résultats et ce vécu si positifs ? Parce qu’à la maison, la physiologie est respectée à 100%. On ne peut pas faire mieux en terme de physiologie ! Comme tout mammifère, rien de mieux qu’un environnement connu et familier pour accoucher, de lâcher, se libérer, se laisser emporter pleinement dans cette bulle hors du temps ; rien de mieux que l’absence d’interruptions, de dérangements pour préserver les besoins de la femme qui donne la vie. Laisser la femme dans sa bulle, la respecter, la laisser libre de ses mouvements, libre de retrouver l’animal en elle, c’est la clé de la physiologie et donc du bon déroulement d’un accouchement.

Les couples choisissent l’AAD pour diverses raisons:

  • Répondre à leur besoin d’intimité, d’un lieu familier pendant le travail : dans son cocon à la maison !
  • Etre libre. Libre de manger, boire, bouger, prendre un bain, faire un gâteau, chanter, crier… Bref être totalement libre d’aller à son propre rythme et au rythme de son bébé, en suivant ses propres besoins sans pression aucune du corps médical. Donner la vie dans SON nid, quand un petit animal.
  • Respecter la physiologie : sans geste invasif, sans interruption, ni intervention. Seul le cœur du bébé est écouté et un toucher vaginal est pratiqué si des saignements apparaissent. Personnellement, je n’ai même pas souhaité connaître la dilatation de mon col durant les 12 heures de mon accouchement. Respecter la physiologie, c’est aussi respecter la poussée naturelle : l’extraordinaire réflexe d’expulsion, qui est, je vous assure, juste incroyable à vivre de par sa puissance !
  • Une naissance en douceur : peau à peau constant, bébé n’est pas enlevé par un soignant, soins réduits au minimum, cordon coupé lorsqu’il cesse de battre, etc.
  • Un papa actif : à l’aise et libre d’agir, peut s’occuper de la logistique (préparer le bain, apporter à boire, des serviettes, masser, rassurer, enlacer, peut attraper son bébé, couper le cordon, etc.)
  • Etre autonome : accoucher comme on veut et avec qui on veut est un droit fondamental.
  • Connaissance de soi : c’est un véritable travail d’introspection, un cheminement personnel, une longue et profonde réflexion.

Pour réaliser un AAD, il importe de trouver une sage-femme dans votre région qui pour accompagnera tout au long de votre grossesse. Personnellement, j’ai contacté une sage-femme à mon 4e mois de grossesse et l’ai rencontrée au 5e mois. Nous nous sommes vues une fois par mois pendant au moins 1h30. Aucun toucher vaginal n’a été fait avant le jour du terme. Nos rencontres mensuelles étaient plus pour tisser notre lien, discuter, nous préparer à la physiologie et à cette expérience que nous allions vivre à trois (quatre avec bébé). Elle répondait aussi à nos nombreux questionnements sur la grossesse et le jour J. Si vous n’avez pas de SF près de chez vous, certaines acceptent de se déplacer pour 1 ou 2 heures de route. Si vous êtes dans une région frontalière, regardez dans le pays voisin (Belgique, Suisse, Allemagnes…), elles sont là-bas nombreuses.

Pour avoir le droit de réaliser un AAD, il ne faut présenter une grossesse normale, sans pathologie. Certaines sage-femmes acceptent même d’accompagner les grossesses gémellaires (jumeaux) et les grossesses en siège. Ensuite, il faut vivre à moins de 30 minutes en voiture d’une maternité (en comptant les possibles embouteillages). Enfin, la future maman doit s’inscrire à la maternité la plus proche et prendre rendez-vous avec l’anesthésiste au cours du 8e mois, au cas où elle en aurait besoin lors de l’accouchement. Le taux de transfert à l’hôpital lors d’un AAD est rare : 10% en moyenne pendant le travail (plus fréquent lors du premier bébé), et de 0,6% après l’accouchement.

Si pour vous aucune de ces alternatives n’est possible, je vous recommande de choisir au moins un hôpital encourageant l’accouchement naturel et physiologique, et pro-allaitement. Les hôpitaux ayant le label « Ami des bébés » encouragent la physiologie et le respect de la mère et l’enfant, et encouragent l’allaitement.

A très vite,

Lorène (anciennement Violette, mais maintenant j’utilise mon premier prénom pour différentes raisons :D).

 

Référence :

Attendre bébé autrement Edition 2018

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4 commentaires sur « Choisir son accouchement : quatre alternatives à la médicalisation »

  1. Tiens, moi aussi j’ai accouché à la maison de mes quatre enfants. Ca demande un peu plus d’organisation lorsqu’il y a des aînés mais je n’imaginerais pas faire autrement !
    Ravie de découvrir ton blog 🙂

    Aimé par 1 personne

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