Conseils pour accoucher naturellement : partie 2, le jour de l’accouchement

Je vous présente ici quelques conseils pour accoucher naturellement basés sur mon propre vécu. Personnellement, je n’ai pas eu besoin de techniques ou d’outils pour contrôler la douleur. Je préférais atteindre un lâcher prise total et donc ne pas chercher à contrôler mon vécu corporel et mental. Peut-être ces conseils basés sur mes lectures et mon vécu vous inspireront 😀 !

Les voici :

1.De l’amour, de l’amour et encore de l’amour !

J’ai passé l’intégralité de mon accouchement collée à mon chéri. J’étais si bien dans ses bras, enlacée, pour vivre chaque contraction. D’après Ina May Gaskin, sage-femme américaine, avoir des gestes d’amour et d’affection, s’embrasser, s’enlacer permettrait une libération plus forte d’ocytocine, hormone de l’amour et de l’accouchement. Cela fait avancer le travail en le rendant plus efficace. Personnellement ça m’a même fortement atténué le ressenti des contractions. A un moment, j’ai vécu une contraction sans mon conjoint ayant dû s’absenter quelques minutes, et je l’ai ressentie plus forte que les autres ! Durant mon accouchement je n’ai pas souffert et cela notamment grâce à cette douceur qui régnait dans l’environnement, cette bulle d’amour et de tendresse. La présence de ma sage-femme que je connaissais très bien a également tout changé. J’ai ressenti très fort ce besoin d’intimité, d’être dans mon cocon familier comme un petit animal.

2. Marcher dans la nature en début de travail, mais aussi pendant

Je suis allée me promener dans la forêt jusqu’au dernier instant, ça m’apportait énormément. La marche est aussi très efficace pour faire descendre bébé. J’ai eu 2 jours de faux travail avant d’accoucher et j’ai beaucoup marché et pratiqué des visualisations et respirations en n’imprégnant de la force de la nature qui m’entourait (pour connaître cette respiration sophrologique, voir mon article sur les conseils partie 1). Je me suis réellement sentie plus forte grâce à cela.

Aussi, durant le travail d’accouchement, nous sommes allés marcher dans le jardin une trentaine de minute. Ce moment a fait du bien à tout le monde.

3. Les mouvements et postures physiologiques

Rien de tel que le mouvement pendant le travail ! Vous pouvez suivre votre instinct, ce que votre corps vous dit pour choisir les positions. Par exemple, pour l’expulsion mon instinct m’a guidée pour choisir la position debout en me tenant à une table avec mon buste. Ce n’était pas mentalisé, mais juste mon corps guidé par mon instinct qui a pris cette posture. Aussi, votre sage-femme pourra vous conseiller des postures physiologiques adaptés à la position de votre bébé afin de lui faciliter le passage (c’est pourquoi il est préférable de choisir une sage-femme spécialiste de l’accouchement physiologique si vous le pouvez).

Si vous préférez vous informer sur les différentes postures pour le jour J pendant votre grossesse je vous conseille le livre de Berdanette de Gasquet, Accouchement la méthode de Gasquet. Elle présente différentes positions physiologiques à réaliser pendant l’accouchement pour libérer le bassin, faciliter le passage du bébé, abaisser la douleur, etc. Personnellement, j’ai préféré faire au « feeling » et ne pas réfléchir à des positions. Puis, ma sage-femme m’a beaucoup guidée dans les changements de positions lorsque bébé était dans le bassin pendant un long moment.

4. Accepter la douleur

En début de travail, ou même pendant, rappelez-vous le rôle normal et physiologique de la douleur. Celle-ci est bon signe, votre bébé est en route. Votre corps s’ouvre pour le laisser descendre. Il est important de bien intégrer cela, pour ne pas stresser ou avoir peur de nos ressentis corporels pouvant être impressionnants.

5. Intégrer la loi des sphincters d’Ina May Gaskin

Ina May Gaskin explique que les sphincters cervical (col de l’utérus), vaginal et excrétoire (vessie et rectum) fonctionnent mieux dans une atmosphère intime et de pudeur. Elle explique que lorsqu’on a une envie pressante d’aller aux toilettes, mais que l’on est chez quelqu’un et donc gêné…nos sphincters sont bloqués. Cela peut aller jusqu’à la constipation. Il en est de même pour l’accouchement. Les sphincters ne peuvent pas s’ouvrir par la seule volonté et n’obéissent pas aux ordres (« Poussez ! Poussez ! »). Un sphincter en train de s’ouvrir peut se refermer brusquement en cas de contrariété, de peur, de stress ou encore de gêne (la production d’adrénaline empêchant l’ouverture des sphincters). Enfin, pour cette sage-femme l’état de relaxation de la bouche et de la gorge est directement lié à la capacité des sphincters à se détendre et s’ouvrir. Ainsi, pour s’ouvrir naturellement les sphincters ont besoin d’intimité. C’est pourquoi l’environnement hospitalier est souvent à l’opposé de l’environnement idéal pour accoucher. Heureusement, les salles nature se développent (même si pour moi cela ne reste pas l’idéal, contrairement à l’accouchement en maison de naissance ou à domicile).

5.La respiration

Pour Ina May Gaskin, la bouche, la gorge et l’utérus sont totalement liés. La respiration lente et profonde facilite l’ouverture des sphincters (du coup même quand vous êtes constipé ces respirations marchent haha !). Ma sage-femme me conseillait aussi cette respiration qui a été en effet très efficace pour moi pendant les contractions. La voici :

Inspiration lente. Expiration lente et profonde comme si l’on soufflait sur une bougie sans vouloir éteindre la flamme.

Ina May Gaskin conseille aussi la technique suivante :

On relâche complètement les lèvres et on souffle un bon volume d’air avec une certaine pression pour les faire doucement vibrer, comme pour imiter le bruit que fait le cheval. 

6. Le rire

Pour Ina May Gaskin (oui toujours elle…:) ), le rire facilite l’ouverture des sphincters. J’espère que votre conjoint ou votre sage-femme a de l’humour 😀 !

C’est vrai que rire au point de s’en faire pipi dessus peut arriver à tout le monde !

7.Les sons graves

A chaque contraction, lorsqu’elles sont devenues vraiment puissantes, j’émettais des sons très graves sur l’expiration. Cela faisait résonner tout l’intérieur de mon corps et ça a réellement aidé à accompagner le ressenti de la contraction et même à l’atténuer. J’ai trouvé incroyable la puissance de notre voix pour accompagner le travail.

De plus, pour Ina May Gaskin (bon vous l’aurez compris, c’est pour moi la papesse de l’accouchement naturel), quand on chante, les sphincters corporels s’ouvrent d’autant plus. Les sons les plus à même de faciliter l’ouverture sont ceux qui viennent du plus profond du corps, qui font vibrer toute la cage thoracique. Laissez-vous aller complètement et trouver les sons qui vous aident.

8. Les bains et douches

Durant mon accouchement, j’ai d’abord pris une très longue douche assise sur un tabouret la tête et les bras en appui contre le mur. Ma sage-femme tenait le pommeau et le plaçait sur le dos, et surtout le bas. Ensuite, plusieurs heures après j’ai pris un très long bain pensant que bébé viendrait à ce moment-là. Ça n’a pas été le cas, mais le bain m’avait complètement fait « planer », je m’endormais, la force des contractions se faisait plus douce.

9. Les massages

Personnellement, je me suis faite masser par ma sage-femme et mon compagnon uniquement au tout début du travail. Ce moment m’a fait énormément de bien. Ils m’ont massé les points d’acupuncture stimulant le travail, figurant notamment dans le livre de la méthode Bonapace. Vous pouvez vous faire masser durant tout le travail si vous le souhaitez et pouvez.

10. Lâcher prise

Il existe une bulle réservée aux femmes qui accouchent où ne se trouvent ni pensées, ni intellect, ni raison. Parvenir à atteindre cette bulle par un lâcher prise total vous permettra de vivre le travail de façon beaucoup plus légère. En tout cas c’est ce qu’il s’est passé pour moi. J’avais l’impression d’être très loin, shootée, comme un animal. Je ne pensais plus, je vivais juste le moment brut. J’avais perdu la notion de l’espace-temps. Je n’avais pas l’impression d’avoir mal, mais juste de ressentir une puissante vague me traversant à chaque contraction. J’ai trouvé extraordinaire de vivre cet état modifié de conscience. Je vous invite à lire cet article qui traite le sujet plus en détails.

11. Boire et manger selon nos envies

Le fait de s’alimenter et de s’hydrater si vous en ressentez le besoin est essentiel. Avec tous les efforts physiques qu’une femme fournit en accouchant naturellement, reprendre des forces peut être très important pour tenir le coup et ne pas tomber en hypoglycémie. Personnellement, j’ai mangé une barre de céréales et bu de l’eau durant le travail. Cela m’a fait beaucoup de bien.

12. Le repos

Entre chaque contraction, ou bien lors de phases où le travail se fait plus doux, il est important de récupérer en se reposant. Une idée reçue sur l’accouchement (bien entretenue par le monde hospitalier) veut que le col s’ouvre de 1 cm par heure et que le travail soit graduellement de plus en plus en plus fort et douloureux. Mais en réalité, il peut y avoir des plateaux où l’on ne ressent plus forcément de contractions, ou alors de façon atténuée. Pendant ces phases, personnellement je m’endormais, j’étais réellement shootée aux endorphines naturelles !

13. Accessoires

Selon vos préférences il peut-être bien de prévoir quelques accessoires pour l’accouchement  : un ballon, un tapis de gym, un tissu à pendre en hauteur pour s’y accrocher, un tabouret pour prendre une douche…

Je vous conseille aussi l’huile de massage Pranarôm – Accouchement harmonieux Bio. J’ai adoré son odeur durant les massages. Elle m’a apportée un grand bien-être.

Et vous, quels conseils auriez-vous pour accoucher naturellement ?Avez-vous également vécu cet état de bulle pendant votre accouchement ?

🙂

Lorène.

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5 commentaires sur « Conseils pour accoucher naturellement : partie 2, le jour de l’accouchement »

  1. Tres bel article!
    Je me retrouve dans beaucoup de tes phrases et ne peux que confirmer tes précieux conseils.
    Ina May Gaskin a aussi été une référence pour ma préparation a l’accouchement. Malheureusement pour moi, la sage femme qui etait à mes côtés le jour J n’avait rien d’une Ina May… j’aurais aimé qu’elle me conseille comme tu le fais si bien dans ton article.
    Je terminerai mon commentaire en disant que ce billet a été écrit par une femme-sage qui n’a rien à envier à certaines sages-femmes. 😚

    Aimé par 1 personne

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